Patrimoine industriel · Val-de-Travers et Haut-Vallon
Les traces de l’horlogerie.
Manufactures, écoles, maisons d’ouvriers et ateliers : un inventaire historique pour lire le Vallon dans ses bâtiments.

L’horlogerie a laissé des traces dans les rues, l’architecture et les archives. Ces notices rassemblent ce qui peut être rattaché à un lieu ou à une maison historique, sans inventer les adresses qui nous manquent.
La première partie présente 14 bâtiments, ensembles ou lieux repérés dans des sources patrimoniales officielles couvrant désormais Fleurier, Buttes, Couvet et Môtiers. La seconde rassemble 10 maisons et implantations anciennes dont le nom est documenté, mais dont l’emplacement précis n’est pas toujours connu. Un point supplémentaire, officiellement géoréférencé dans l’inventaire PBC 2026, est présenté séparément afin de ne pas créer de fausse correspondance entre les notices.
La lecture des documents
Des plans aux bâtiments.
Le relevé fédéral ISOS localise les ensembles historiques sur un plan au 1:5000. Une seconde source officielle, l’inventaire PBC de 2026, identifie un point précis à Fleurier. Trois autres adresses sont étudiées séparément ci-dessous, avec des degrés de certitude explicités. Ces types de données ne doivent pas être confondus.
Usine d'horlogerie (désignation de l'inventaire PBC)
Rue de l'École d'Horlogerie 5 / avenue Daniel-Jeanrichard 2b–2c, 2114 Fleurier
CH1903+ / LV95 : E 2 534 701 · N 1 195 279
Inventaire suisse des biens culturels (PBC), objet no 04018, catégorie B, état du 1er janvier 2026.
- Parcelle actuelle
- 1030
- EGRID
CH676877150842- EGID, bâtiments
1487045et9063353- RegBL consulté
- 12 octobre 2026
La parcelle, l’EGRID et les deux EGID sont confirmés par le RegBL fédéral au voisinage du repère PBC. Il ne s’agit pas d’une preuve d’identification d’une manufacture historique, ni d’une indication de propriété.
Ce point est localisé officiellement ; il n'autorise pas à identifier à lui seul l'usine comme Bovet, Fleurier Watch, Jéquier ou Numa Jeannin. L'affectation et l'état actuels demandent une enquête distincte.
Fleurier d’hier et d’aujourd’hui.
Comparer les plans, les photographies et les quartiers avant de proposer un numéro de parcelle. Les documents ci-dessous sont consultés sur leurs sites officiels ; leurs images ne sont pas recopiées sur info-vdt.ch.
Comparer les époques sur la carte officielle
Les cartes utilisent le même centre de recherche. Les millésimes sélectionnés sont des points de départ : leur disponibilité et celle des feuilles de base sont déterminées par swisstopo.
Fleurier au temps des premiers quartiers industriels
La série Siegfried couvre la période 1870–1949. Le curseur est positionné sur 1882 ; l’état réellement affiché peut dépendre de la date des feuilles disponibles.
L’étendue du Vallon au milieu du XXe siècle
Les cartes nationales au 1:25 000 proposent une consultation historique depuis 1952. Elles permettent de comparer les quartiers, pas d’attribuer une entreprise à une parcelle.
Parcelles, bâtiments et adresses officielles
Superposition cadastrale suisse centrée sur le point PBC 04018. Une consultation au SITN peut compléter les informations sur les biens-fonds.
Une enquête d’adresse en adresse
Trois nouveaux lieux documentés.
Ces repères associent les documents historiques aux adresses et registres officiels contemporains. Le niveau de certitude n’est pas identique pour chaque lieu. Les parcelles indiquées sont celles inscrites au cadastre actuel, et non nécessairement celles de l’époque de construction.
Bâtiment identifié Fleurier
Ancienne fabrique d’ébauches Jéquier / Chopard
Rue des Moulins 20, 2114 Fleurier
Fabrique d’ébauches Jéquier (ISOS, construction datée de 1906), ensuite usine Chopard. La Fédération horlogère suisse retrace l’usage industriel du bâtiment à la rue des Moulins 20 et ses phases de construction dès 1903.
Recoupement direct : ISOS 6.0.5 (2008) et Fédération horlogère suisse (2006) citent le même site Chopard. La commune indique cette adresse pour Chopard Manufacture ; les registres fédéraux identifient le bâtiment actuel. Les dates de construction diffèrent légèrement selon les sources.
Bâtiment historique identifié Fleurier
« Palais chinois » des Bovet, Hôtel de Ville
Rue du Temple 8, 2114 Fleurier
Grande maison liée à Édouard Bovet et au commerce des montres pour la Chine, construite entre 1823 et 1830 selon les différentes sources. Devenue Hôtel de Ville de Fleurier en 1905, elle n’est pas à confondre avec la manufacture Bovet construite au nord de la gare en 1887.
La Fondation Qualité Fleurier documente le Palais chinois devenu Hôtel de Ville ; l’ISOS 1.0.2 décrit ce bâtiment, et la commune confirme l’adresse de l’Hôtel de Ville. Les registres officiels précisent son EGID et sa parcelle actuels.
Adresse historique attestée Fleurier
Numa Jeannin SA : adresse historique
Rue de l’Hôpital 33, 2114 Fleurier
Numa Jeannin fonde son entreprise horlogère en 1906. L’ancien répertoire industriel Davoine de 1970 et des travaux d’histoire horlogère situent la société au numéro 33 de la rue de l’Hôpital. L’ISOS identifie séparément une fabrique Numa Jeannin de 1911 ; le rattachement cadastral exact du bâtiment de 1911 au numéro 33 n’a pas été démontré.
L’adresse est documentée pour la société, mais la continuité physique avec la fabrique de 1911 décrite par l’ISOS 0.0.16 demande une confrontation cadastrale supplémentaire. La parcelle et l’EGID indiqués sont ceux du bâtiment actuellement répertorié à cette adresse, pas ceux attestés pour 1911.
Une géographie du patrimoine
Les bâtiments et les quartiers.
Chaque entrée distingue la localisation attestée et la précision réelle de la source. Les références ISOS renvoient au document fédéral, avec leurs numéros de notice.
Première usine des frères Bovet
L'étude fédérale situe la construction de la première usine Bovet au nord des rails en 1887. Cette implantation lance le quartier des fabriques. L'inventaire décrit une usine à quatre étages de 1887, ensuite agrandie et surélevée. L'affectation du bâtiment aujourd'hui n'est pas présumée.
Consulter la source originaleAncienne fabrique Fleurier Watch
L'ISOS relève un bâtiment d'une manufacture horlogère fondée en 1902, remarquable par ses façades polychromes en briques. La notice évoque le rôle économique majeur de l'entreprise au début du XXe siècle. Il s'agit d'un bâtiment historique, et non d'une fiche d'entreprise actuelle.
Consulter la source originaleAncienne École d'horlogerie
Ouverte initialement en 1851, l'institution fait construire cet édifice en 1896. L'ISOS précise ses phases d'activité de 1896 à 1936 puis de 1953 à 1984 et constate un fort remaniement du bâtiment en 2008. Les deux dates, ouverture de l'école et construction du bâtiment, doivent rester distinctes.
Consulter la source originaleFabrique d'ébauches Jéquier, puis usine Chopard
Le bâtiment est construit en 1906 comme fabrique d'ébauches Jéquier et fait l'objet d'extensions dans les années 1930 et 1960. Le relevé fédéral le désigne, en 2008, comme usine d'horlogerie Chopard. L'occupation actuelle doit être vérifiée séparément.
Consulter la source originaleFabrique Numa Jeannin, ensuite Vaucher
Complexe industriel construit en 1911, agrandi en 1924 et dans les années 1950. L'inventaire fédéral le décrit comme une fabrique Vaucher, anciennement Numa Jeannin. Cette mention témoigne de la succession de fonctions et ne vaut pas constat de statut juridique actuel.
Consulter la source originaleAncien bâtiment Vaucher SA / Parmigiani
L'ISOS décrit un bâtiment industriel allongé de deux niveaux, d'architecture des années 1950. La notice le rattache, au moment de l'enquête, à Parmigiani et indique une affectation antérieure à Vaucher SA. Ne pas confondre cet édifice avec le complexe Numa Jeannin de 1911.
Consulter la source originaleFabrique d'outils pour l'horlogerie
L'ISOS identifie un bâtiment d'outillage horloger vers 1900, avec des parties de façades en briques apparentes et plusieurs agrandissements. Le nom de l'entreprise et l'adresse postale ne sont pas établis par cette notice.
Consulter la source originaleCité ouvrière du quartier des fabriques
Une longue bande de maisons ouvrières disposées symétriquement matérialise l'essor des manufactures. C'est un élément du patrimoine social autant qu'industriel : les logements participent à l'histoire du travail horloger.
Consulter la source originaleRue de l'Industrie et ses petits ateliers
L'inventaire décrit des alignements de logements ouvriers, certains combles ayant été aménagés en petits ateliers horlogers. Le fait concerne un ensemble urbain, sans permettre de localiser chaque ancien atelier par numéro de porte.
Consulter la source originaleLe Palais chinois des Bovet, aujourd’hui Hôtel de Ville
La résidence d’Édouard Bovet, surnommée « Palais chinois », est devenue l’Hôtel de Ville en 1905. La Fondation Qualité Fleurier documente son histoire et la commune indique rue du Temple 8 comme adresse. Ce bâtiment du noyau villageois n’est pas la manufacture Bovet construite au nord de la gare en 1887.
Consulter la source originaleMusée des Mascarons : exposition horlogère
Le musée présente l'histoire horlogère régionale, des travaux agricoles aux échanges avec la Chine et aux crises industrielles. Ce lieu est une adresse publique vérifiable, pas une ancienne manufacture.
Consulter la source originaleAncienne fabrique Jeannin-Rosselet / Buttes Watch
Henri Jeannin-Rosselet fait construire la première grande usine horlogère de Buttes en 1901. Le bâtiment est repris par Buttes Watch et agrandi en 1923. Le relevé fédéral ISOS l'identifie formellement comme ancienne fabrique « Buttes Watch » (objet 2.0.3), la situe dans le quartier Derrière-Ville, et en publie la photographie n° 17 de 2008. L'activité perdure jusqu'en 1991. L'adresse et l'EGID actuels du bâtiment restent à établir : il ne faut pas le confondre avec la manufacture contemporaine ValFleurier des Sugits.
Consulter la source originaleAncienne fabrique d’outils d’horlogerie, quartier de la Gare
L'inventaire fédéral identifie une ancienne fabrique d'outils d'horlogerie à Couvet, datée de 1890–1900 environ. Il décrit ses deux rangées de dix-sept fenêtres. Ce témoignage matériel confirme l'importance locale de l'outillage de précision au-delà des manufactures de montres. La localisation exacte par adresse postale ou parcelle contemporaine reste à confronter au plan et aux registres.
Consulter la source originaleMaisons d’horlogers du quartier du Bied
Au fil de la croissance de Môtiers après 1750, un quartier de petites maisons d'horlogers se développe vers l'extrémité sud du village le long du Bied. Le relevé fédéral dénombre 127 horlogers dans le village en 1866, tout en rappelant sa faible industrialisation : l'essentiel du patrimoine horloger y est lié aux activités artisanales et au travail à domicile. Ce repère correspond à un secteur, pas à une maison cadastrale précisément identifiée.
Consulter la source originaleDocuments photographiques · © source ISOS
Voir les bâtiments dans les relevés ISOS
Quatre ensembles de photographies peuvent être consultés dans les relevés fédéraux ISOS de Fleurier et de Buttes. Ils ne sont pas recopiés ici ; leur date de prise de vue est 2008 et non le XIXe siècle.
Ancienne fabrique Buttes Watch, Buttes
L'ISOS de Buttes photographie explicitement l'usine édifiée par Henri Jeannin-Rosselet en 1901, puis reprise sous le nom Buttes Watch. Il s'agit d'une vue de 2008 et non d'un cliché des premières décennies du XXe siècle.
Quartier des fabriques, Fleurier
La vue n° 1 documente les bâtiments du quartier nord le long des voies ferrées. Elle ne doit pas être attribuée automatiquement à l'ancienne usine Bovet ou Fleurier Watch.
Usine Jéquier, désignée « Chopard » en 2008
Vue n° 6 de l’inventaire : façade du site horloger construit en 1906 comme fabrique d’ébauches Jéquier. Il s’agit d’une image de 2008, non d’une photographie du début du XXe siècle.
Rue de l’Industrie et habitat ouvrier
La série de vues n° 12 à 16 dans le relevé ISOS documente le quartier. Les rapprochements avec les ateliers situés dans les combles restent à établir bâtiment par bâtiment.
Des entreprises et des personnes
Les maisons et ateliers documentés.
Leur activité est historiquement attestée, mais les adresses des premiers locaux ne le sont pas toujours. Ces notices sont une base pour la recherche, non un annuaire commercial actuel.
David-Jean-Jacques-Henri Vaucher et les premiers ateliers
La tradition historique attribue à Vaucher l'introduction de l'horlogerie à Fleurier. Les sources documentent l'activité mais ne fournissent pas une adresse patrimoniale de l'atelier d'origine.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
Dictionnaire historique de la SuisseMaison Berthoud, établissage et commerce
Le Musée régional conserve un corpus d'archives de la maison Berthoud reliant Fleurier et Paris. Ces archives constituent une piste pour reconstituer le réseau des ateliers et des négociants, sans localisation immobilière ici.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
Inventaire des archives horlogères (Arc horloger)Maison Bovet et les exportations vers la Chine
Édouard Bovet et ses frères développent le commerce de montres pour la Chine. La maison historique ne doit pas être confondue avec l'usine bâtie en 1887 ni automatiquement avec la structure juridique d'une marque contemporaine.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
Fondation Qualité FleurierÉdouard Juvet : de Buttes à Fleurier
Selon la Fondation Qualité Fleurier, Édouard Juvet, originaire de Buttes, transfère son atelier à Fleurier en 1844 et participe à la fabrication destinée à l'exportation. L'ancienne adresse précise reste à établir.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
Fondation Qualité FleurierVaucher Frères : une maison d'exportation
La Fondation Qualité Fleurier cite Vaucher Frères parmi les maisons fleurisanes actives sur le marché de la montre chinoise. Ne pas confondre ce nom historique avec les diverses entreprises Vaucher plus récentes.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
Fondation Qualité FleurierLes frères Dimier, de Genève à Fleurier
Les frères Dimier figurent parmi les maisons citées pour les montres exportées vers la Chine. Les sources consultées attestent cette relation économique, mais ne précisent pas l'emplacement de leur atelier local.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
Fondation Qualité FleurierFabrique d'aiguilles de Charles Kaufmann
L'ISOS mentionne la création par Charles Kaufmann, en 1850, d'une importante fabrique d'aiguilles de montres. L'implantation à l'échelle de la localité est attestée, pas une adresse postale identifiée.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
ISOS, historique de Fleurier p. 14Production d'ébauches au Pasquier
Une usine d'ébauches est signalée au Pasquier en 1882. Sans confrontation des plans historiques au cadastre, ce renseignement ne permet pas d'identifier une parcelle ni de conclure à la conservation du bâtiment.
Lieu documenté : Quartier du Pasquier (secteur historique seulement)
ISOS, historique de Fleurier p. 14Borel-Jacquet et Fritz Borel : fabricants d'outillage horloger
La maison d'outillage Borel de Couvet est documentée par l'inventaire public français de plusieurs machines historiques conservées à Besançon. Il rappelle Abraham Borel-Jacquet (1731–1815), son fils Abraham-Henry et le fabricant Fritz Borel P. Ces objets confirment l'activité de Couvet, mais ne permettent pas de dire que la maison occupait l'usine ISOS 3.2.1 de la Gare.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
Inventaire du patrimoine de Bourgogne–Franche-Comté, notice IM25005224Piaget : de la ferme familiale à la manufacture
Georges-Édouard Piaget installe son premier atelier dans une ferme familiale en 1874. La marque indique également l'agrandissement d'une manufacture en 1945. L'adresse de la ferme fondatrice n'est pas donnée ici et ne doit pas être inventée.
Lieu documenté : Localité documentée, adresse de l'ancien atelier non établie
Maison Piaget, histoire institutionnelleAu-delà de Fleurier
L’horlogerie, de village en village.
Neuf nouveaux repères pour suivre les métiers, les manufactures et les ateliers dans le Vallon et les hauteurs voisines. Chaque fait renvoie à sa source : une mention à l’échelle d’un village ne devient jamais un point cadastral sans vérification.
Photo : Adrian Michael · CC BY-SA 3.0Lieux et mémoire du travail
Couvet
Des artisans penduliers du XVIIIe siècle au renouveau de la restauration horlogère, Couvet a participé à la formation des métiers de précision.
Découvrir le village et son histoire ↗Dès le milieu du XVIIIe siècle · Activités artisanales documentées
Outillage pour l’horlogerie et pendulerie
Le Dictionnaire historique de la Suisse relève à Couvet de nombreux ateliers d’outillage horloger et de pendulerie à partir du milieu du XVIIIe siècle. La maison Borel, liée à Abraham Borel-Jacquet puis au fabricant Fritz Borel P., a laissé des machines conservées et étudiées en France. Ce tissu d’artisans ne doit pas être réduit à une fabrique unique, ni automatiquement identifié avec le bâtiment ISOS 3.2.1.
Localisation : Localité documentée ; ateliers non localisés par adresse
1741–1745 · Atelier familial historique
L’apprentissage de Ferdinand Berthoud chez Jean-Henry
Né à Plancemont en 1727, Ferdinand Berthoud commence en 1741 sa formation d’horloger-pendulier auprès de son frère Jean-Henry à Couvet. Il rejoint Paris en avril 1745. Aucun bâtiment actuel ne peut être associé ici à cet atelier sans travail d’archives.
Localisation : Couvet attesté ; adresse de l’atelier à rechercher
1976 · Atelier de restauration historique
Mesure et Art du Temps — Michel Parmigiani
En pleine crise du quartz, Michel Parmigiani établit à Couvet un atelier consacré à la restauration de mécanismes anciens. Cette activité, devenue une référence, précède la création de la maison Parmigiani Fleurier en 1996. Le lieu exact de l’atelier de 1976 n’est pas établi dans les sources retenues.
Localisation : Couvet attesté ; première adresse non établie
Photo : Touriste · Public domainLieux et mémoire du travail
Buttes
Le village conserve une histoire de fabrication horlogère plus dense qu’une simple étape entre Fleurier et Sainte-Croix.
Découvrir le village et son histoire ↗1842–1844 · Atelier historique identifié par la localité
Premier atelier d’Édouard Juvet
Édouard Juvet commence à fabriquer des montres à Buttes en 1842, avant de transférer son atelier à Fleurier en 1844. La maison fera ensuite sa réputation dans les montres pour le marché chinois. L’adresse du premier atelier n’est pas documentée ici.
Localisation : Buttes attesté ; adresse originelle inconnue
1901–1991 · Bâtiment identifié par l’ISOS 2.0.3
L’usine de Henri Jeannin-Rosselet, devenue Buttes Watch
Le relevé fédéral ISOS de Buttes relie explicitement la grande usine construite en 1901 par Henri Jeannin-Rosselet à l’ancienne fabrique « Buttes Watch », agrandie en 1923. L’usine resta active jusqu’en 1991. Le plan ISOS identifie le bâtiment sous le numéro 2.0.3 et la photographie n° 17 le montre en 2008. Une adresse postale actuelle ne peut toutefois pas être déduite de ce seul plan.
Localisation : Derrière-Ville, rive gauche du Buttes ; adresse cadastrale actuelle à établir
1923 et après · Histoire commerciale de l’usine
Buttes Watch Co. : reprise et nouveaux modèles
Une étude de Joël Pynson rapporte la reprise en 1923 des anciens locaux de Buttes Watch par Arthur Charlet, tandis que des récits commerciaux retiennent 1924 comme date de fondation. La source officielle ISOS confirme, indépendamment, la continuité du bâtiment de Jeannin-Rosselet puis Buttes Watch et son agrandissement en 1923. La distinction porte donc sur la chronologie des personnes morales, non sur l’identification du site industriel.
Localisation : Bâtiment repris identifié par l’ISOS ; chronologie juridique discutée
Photo : Pmau · CC BY-SA 4.0Lieux et mémoire du travail
La Côte-aux-Fées
L’histoire de Piaget commence dans une ferme familiale avant de s’inscrire dans l’industrialisation de mouvements mécaniques de haute précision.
Découvrir le village et son histoire ↗1874 · Atelier familial historique
Atelier de Georges-Édouard Piaget
À dix-neuf ans, Georges-Édouard Piaget aménage dans la ferme familiale un atelier de composants et mouvements d’horlogerie. La documentation officielle de la maison confirme le village mais ne permet pas d’attribuer à cette ferme un numéro de porte contemporain.
Localisation : La Côte-aux-Fées attestée ; ferme originelle non géolocalisée
1945 · Développement manufacturier historique
Nouvelle manufacture Piaget
La maison Piaget date de 1945 l’installation d’une manufacture plus importante au village, deux ans après le dépôt de sa marque en 1943. Une histoire continue relie l’atelier de 1874 au métier industriel d’aujourd’hui, sans que cela autorise à présenter tous les bâtiments comme identiques.
Localisation : La Côte-aux-Fées attestée ; adresse du bâtiment de 1945 non démontrée
Photo : Hadi · CC0Lieux et mémoire du travail
Môtiers
Une part de cette mémoire du travail à domicile est conservée au Musée régional du Val-de-Travers.
Découvrir le village et son histoire ↗XXe siècle · conservé au musée · Atelier ancien préservé
L’atelier d’Albert Bernet, paysan-horloger
L’atelier d’Albert Bernet (1881–1967), cultivateur et horloger, a été conservé dans son intégralité et est présenté par le Musée régional du Val-de-Travers. Il témoigne du travail de précision exercé dans une ferme jurassienne : la localisation du musée ne doit pas être confondue avec celle de la ferme d’origine.
Localisation : Atelier conservé au Musée des Mascarons ; provenance de la ferme distincte
Périmètre : les trois villages de la commune de Val-de-Travers et La Côte-aux-Fées, commune indépendante. Les dates désignent les activités historiques, non l’existence actuelle d’une fabrique ni son accessibilité au public.
Plans historiques · Registre des adresses · Parcelles
Deux enquêtes, sans adresses inventées.
Le plan ISOS identifie les deux usines, et le répertoire fédéral localise les rues actuelles. Il manque encore la preuve permettant d'attribuer une parcelle précise à chacun des bâtiments anciens. Les liens ci-dessous ouvrent donc des secteurs de recherche, pas des marqueurs prétendument placés sur une usine.
Derrière-Ville, Buttes · ISOS 2.0.3
L’ancienne usine Buttes Watch
Bâtiment identifié dans le plan historique ; parcelle contemporaine non attribuée
Le relevé ISOS montre une ancienne manufacture du début du XXe siècle à Derrière-Ville, construite en 1901 et agrandie en 1923. Sa photographie n° 17 est publiée dans le même dossier (prise en 2008).
Le répertoire officiel recense aujourd’hui des adresses « Derrière-Ville », « Derrière-Ville-en-Bise » et « Derrière-Ville-en-Vent ». Le simple voisinage géographique et l’année de construction administrative de certains édifices ne suffisent pas à identifier le bâtiment de 1901 : une superposition contrôlée du plan ISOS et du cadastre actuel est indispensable.
Carte centrée sur le secteur d’adresses Derrière-Ville, et non sur la manufacture elle-même.
Quartier de la Gare, Couvet · ISOS 3.2.1
La fabrique d’outils horlogers de Couvet
Bâtiment décrit dans l’ISOS ; adresse et parcelle actuelles non établies
L'ISOS décrit une ancienne fabrique d’outils pour l’horlogerie vers 1890–1900, caractérisée par deux rangées de 17 fenêtres. Le plan numéroté situe cet édifice dans l'ensemble 3.2, le quartier de la Gare.
La Rue de la Gare est attestée dans le répertoire national des adresses, mais aucun numéro de rue n’est associé par l’ISOS au bâtiment 3.2.1. Le travail à mener est une confrontation des façades, du plan de 2008 et des parcelles actuelles. Rien ne prouve que cette usine ait appartenu à la maison Fritz Borel.
Carte centrée sur des adresses du quartier de la Gare, sans point attribué à l’usine.
Le travail des outilleurs de Couvet
Des machines préservées, des gestes retrouvés.
Trois notices d’objets conservés en France documentent concrètement le savoir-faire horloger de Couvet. Leur lieu de conservation n’est pas leur lieu de fabrication. Les photographies restent consultables sur le site de l’institution détentrice.
IM25005224 · Seconde moitié du XIXe siècle ou début du XXe
Machine à fendre les dents des roues de montre
Fritz Borel P., Couvet
Cette machine permettait de découper avec précision les dents d’une roue de montre au moyen d’un plateau diviseur. La notice française rattache explicitement sa fabrication à Couvet.
Inventaire de Bourgogne–Franche-Comté, documentation à Besançon (lycée Jules Haag)
Voir la fiche et les photographies de l’objet ↗IM25005226 · Seconde moitié du XIXe siècle ou début du XXe
Machine à fraiser les entrées de remontoir
Fritz Borel P., Couvet
La machine servait à réaliser, dans la boîte d’une montre, l’entrée du remontoir qui arme le ressort moteur. La notice publique nomme la maison Borel de Couvet.
Inventaire de Bourgogne–Franche-Comté, documentation à Besançon (lycée Jules Haag)
Voir la fiche et les photographies de l’objet ↗IM25005227 · Modèle documenté, seconde moitié du XIXe siècle
Perce-droit, outil perfectionné par Abraham Borel-Jacquet
Perfectionnement attribué à Abraham Borel-Jacquet, Couvet
L’inventaire décrit un outil destiné au perçage, dont une amélioration est attribuée à Abraham Borel-Jacquet (1731–1815). Il faut distinguer l’inventeur du perfectionnement et le fabricant du spécimen conservé, non établi ici.
Inventaire de Bourgogne–Franche-Comté, documentation à Besançon
Voir la fiche et les photographies de l’objet ↗Méthode : une date de construction figurant au registre contemporain ou une adresse proche ne démontre pas à elle seule la correspondance historique. Une attribution cadastrale exige une confrontation documentée des plans, des façades et des archives foncières.
Les métiers de précision aujourd’hui
Des manufactures toujours vivantes.
Deux sites contemporains situés dans le Haut-Vallon sont précisément identifiés. Les parcelles, adresses et identifiants EGID sont ceux du registre fédéral actuel. Leur présence ne prouve pas que les premiers ateliers historiques se trouvaient sur ces terrains.
La Côte-aux-Fées · Manufacture horlogère encore active
Piaget Manufacture
Les Bolles-du-Temple 1, 2117 La Côte-aux-Fées
La commune situe ici la manufacture Piaget. La maison indique avoir installé une manufacture plus importante à La Côte-aux-Fées en 1945. Le registre fédéral mentionne 1945 comme année de construction du bâtiment principal répertorié à cette adresse.
À ne pas confondre : La concordance des années est un indice remarquable, pas une démonstration de continuité matérielle entre la manufacture de 1945 et l'intégralité des bâtiments actuels. La ferme fondatrice de 1874 n'est pas localisée à cette adresse par les sources consultées.
- Parcelle actuelle
- 332411
- EGRID
CH655408776884- EGID
1486226- Année au RegBL
- 1945 (donnée administrative)
Buttes · Manufacture horlogère contemporaine
Manufacture Horlogère ValFleurier
Les Sugits 21, 2115 Buttes
Ce site à Buttes produit des mouvements et composants horlogers au sein du groupe Richemont. Son adresse actuelle est publiée dans les répertoires professionnels ; le RegBL fédéral identifie le bâtiment principal et sa parcelle.
À ne pas confondre : Le RegBL mentionne 1991 comme année de construction du bâtiment principal. Ce chiffre ne doit surtout pas être confondu avec la fin de la manufacture ancienne recensée de 1901 à 1991 par le DHS : aucun lien immobilier entre les deux n'est établi.
- Parcelle actuelle
- 3008
- EGRID
CH627733086876- EGID
1486063- Année au RegBL
- 1991 (donnée administrative)
Ces manufactures sont des sites industriels en activité. Les bâtiments ne sont pas présentés comme librement visitables ; une visite suppose une autorisation des exploitants.
Une mémoire à compléter sans la déformer
Sources et recherches futures.
L’ISOS indique où chercher dans les bâtiments et les quartiers. Les dossiers du Musée régional du Val-de-Travers complètent cette lecture par des livres de comptes, photographies anciennes, archives de l’école d’horlogerie et papiers d’entreprises.
Pour établir l’emplacement exact d’un atelier, les étapes suivantes seraient le croisement des plans anciens, des répertoires d’adresses, des registres fonciers et des photographies datées. La présence d’un nom dans un catalogue ne prouve pas l’emplacement d’un bâtiment.
Le musée reçoit les demandes de consultation d’archives sur rendez-vous. Les témoignages familiaux pourraient également enrichir cet inventaire après vérification des droits et de la provenance.
Où demander une recherche ?
Musée régional du Val-de-Travers — Grande Rue 14, 2112 Môtiers. Documents : papiers de la maison Berthoud, école d’horlogerie de Fleurier, fonds photographique Schelling, livre de raison d’un pendulier de Couvet. Consultation sur rendez-vous.
Consulter la description des fonds du musée ↗
Archives communales de Val-de-Travers — Rue des Moulins 4, 2108 Couvet. Elles regroupent les fonds des neuf anciennes communes ainsi que certains fonds privés ; leurs inventaires peuvent aider à identifier les bâtiments et propriétaires d’époque.
Consulter les coordonnées institutionnelles des Archives communales ↗
Relevés ISOS — Le plan de Buttes identifie la fabrique (repère 2.0.3) et le relevé contient la photographie n° 17. La Confédération indique que les photographies d’inventaire peuvent être demandées à l’Office fédéral de la culture.
- Inventaire suisse des biens culturels, état du 01.01.2026, objet 04018
- swisstopo — voyage dans le temps : cartes historiques
- ISOS : inventaire fédéral de Fleurier (version 2008)
- Dictionnaire historique de la Suisse — Fleurier
- Fondation Qualité Fleurier — repères historiques
- Arc horloger — archives du Musée régional du Val-de-Travers
- Piaget — histoire de la maison et de La Côte-aux-Fées
- Musée des Mascarons — visiter l'exposition
Inventaire éditorial indépendant, établi en octobre 2026. Les dates décrivent les faits historiques et non la date de dernière rénovation, d’occupation ou de fermeture d’un bâtiment.